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Wendy Cheng
Nationalité: Chine Âge: 35 ans Année du diagnostic: 2003 Type: SP cyclique (poussées-rémissions) Profession: Administratrice régionale
En 2001, alors que je venais de fêter mes 28 ans, je me suis inscrite à une excursion de natation. Avant la tenue du voyage, je me suis fait vacciner contre l’hépatite B pour éviter tout risque d’infection par l’eau. Peu après l’excursion, j’ai ressenti des démangeaisons dans le dos, mais je n’y ai pas prêté attention, pensant que les bactéries contenues dans l’eau devaient en être la cause. Je ne me suis donc pas donné la peine de consulter un médecin à ce sujet. Dix jours plus tard, j’éprouvais de la difficulté à monter les escaliers et pouvais à peine me chausser. Je ne me doutais pas, alors, qu’il s’agissait de mes premiers symptômes de SP!
Le médecin que j’ai vu à l’hôpital m’a dit ceci : "Si la maladie devait s’aggraver, votre état corporel pourrait se détériorer, comme cela a été le cas pour Haidi Zhang!". Haidi Zhang est la présidente de la Fédération chinoise des personnes handicapées et l’auteure d’un livre qu’elle a rédigé tout en étant paralytique. Ma première réflexion a été la suivante : "Mon rêve de voyages à l’étranger ne pourra jamais se réaliser!" Après avoir broyé du noir pendant plusieurs jours, je me suis toutefois résolue à voir la vie sous un angle plus favorable. J’ai notamment songé à mes perspectives d’emploi. J’ai réfléchi à une carrière de formatrice ou de conseillère indépendante, ou encore à la création d’une entreprise de commerce électronique. Heureusement, j’ai pu quitter l’hôpital après une semaine de traitement, et, à part le fait que j’avais pris du poids, la vie a tout simplement repris son cours.
À la fin de l’année 2003, j’ai éprouvé une sensation de serrement au niveau de la poitrine, comme si je portais un corset, ce qui m’a amenée à retourner à l’hôpital. Au cours des 18 mois qui ont suivi, j’ai dû y être admise deux autres fois en raison d’engourdissements au niveau des jambes. Au bout d’un certain temps, je me suis rendue à l’évidence en acceptant le fait que j’étais atteinte de SP. Je me suis informée sur cette maladie en faisant des recherches par Internet, et c’est alors que j’ai décidé, de façon résolue, de ne pas laisser la SP prendre le dessus sur ma vie. Par ailleurs, je sais que je peux compter sur le soutien de ma famille. La SP peut détériorer ma santé, mais elle ne pourra pas m’anéantir. En juin 2007, j’ai entrepris des études en vue d’obtenir une maîtrise en administration des affaires. La même année, j’ai été promue administratrice régionale au sein d’une entreprise internationale.
La SP ne m’effraie pas autant que je l’aurais imaginé. Je sais maintenant que je peux mener une vie normale, comparable à celle des personnes non atteintes, à condition que je maintienne une attitude positive face à la maladie, que je renonce à me plaindre en considérant la SP comme un "cadeau de la vie" d’un type particulier et que j’apprécie les soins et l’amour dispensés par ma famille et mes amis, sans oublier bien sûr de suivre mon traitement. À présent, je compte parmi les membres actifs d’un groupe en ligne consacré à la SP qui rassemble des personnes qui en sont atteintes, ainsi que des professionnels de la santé. À un moment donné, nous nous sommes tous mobilisés pour créer une société nationale de la sclérose en plaques afin d’aider et de soutenir les familles de Chine touchées par cette maladie. Je suis persuadée que, lorsque nous aurons sensibilisé un plus grand nombre de gens à propos de la SP, nous disposerons de meilleurs traitements et, ultimement, d’un remède contre celle-ci. Nous gagnerons la bataille contre la SP, car nous sommes nombreux à y prendre part!
La MSIF souhaite remercier la Société Canadiennede la Sclérose en Plaques pour la traduction de ce texte.
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