| Description: |
Il s’agit de l’administration de doses massives de vitamine C (acide ascorbique), considérée comme une thérapie « orthomoléculaire ». |
| Rationale: |
On prétend que de nombreuses personnes ont un gène défectueux, soit celui qui régit les enzymes hépatiques participant au métabolisme glucidique. La baisse subséquente dans la production de vitamine C, révélée par l’absence de celle-ci dans l’urine, se traduit par une « hypoascorbémie » et un « scorbut chronique subclinique ». Cette carence est présumée inhérente à la SEP et à bien d’autres maladies, dont le cancer, les cardiopathies, les accidents cérébrovasculaires, l’arthrite, la leucémie, le diabète, les maladies infectieuses et plusieurs autres. On allègue que des doses élevées de vitamine C améliorent la capacité de production d’interféron chez les personnes atteintes de SEP et permettent ainsi à ces dernières de mieux résister aux infections. |
| Evaluation: |
Il n’existe aucun lien entre les nombreuses maladies traitées avec l’acide ascorbique ; qui plus est, celles-ci ne semblent aucunement reliées à une carence en vitamine C. Selon le Comité, aucun essai contrôlé rigoureux de cette thérapie n’a été mené dans la SEP. |
| Risks: |
Selon les données médicales actuelles, les doses massives d’acide ascorbique peuvent entraîner des troubles gastriques et des calculs rénaux. |
| Costs: |
Un traitement continu aux doses suggérées de vitamine C coûte cher. |
| Conclusion: |
L’efficacité de mégadoses d’acide ascorbique dans la SEP n’est pas prouvée ; par conséquent, cette thérapie n’est pas recommandée. |
| Committee opinion: |
Cette thérapie ne semble pas avoir de fondement scientifique généralement reconnu. Elle n’a jamais fait l’objet d’essais contrôlés et comporte des risques importants. |