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La greffe de moelle osseuse (GMO) est largement utilisée dans le traitement de divers cancers ; plus récemment, les résultats de certaines études ont semblé indiquer qu’elle pourrait être bénéfique dans le traitement des maladies auto-immunes. Elle consiste en un traitement immunosuppresseur énergique par chimiothérapie à dose élevée ou irradiation du corps total, suivi d’une greffe (par perfusion IV) de cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse. Dans les premiers mois qui suivent la GMO, les receveurs de greffe sont exposés à un risque élevé de complications, dont certaines mortelles. Cette intervention s’est révélée efficace dans l’EAE, et il existe des données anecdotiques (mal documentées) plaidant en faveur de son efficacité dans la SEP. Un groupe européen d’étude sur la greffe de sang et de moelle osseuse est en train d’élaborer des lignes directrices définissant les critères de sélection des patients et des modalités de greffe pour les études à venir.
Selon le Comité, les fondements théoriques de la greffe de moelle osseuse sont plausibles et justifient son évaluation dans des études bien planifiées et effectuées dans des centres spécialisés dans le traitement de patients gravement immunocompromis. Ce traitement est associé à un risque important.
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