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Le méthotrexate est lui aussi un immunosuppresseur. Son administration orale à faible dose s’est révélée efficace et relativement dépourvue de toxicité dans d’autres maladies du système immunitaire telles que la polyarthrite rhumatoïde et le psoriasis. Un premier essai dans le traitement de la SEP a montré une certaine réduction de la fréquence des poussées, mais aucun bienfait chez les patients atteints de SEP progressive.
Dans une étude plus récente, 60 patients ambulatoires atteints de SEP progressive et d’incapacité modérée ou grave ont reçu du méthotrexate à raison de 7,5 mg par semaine ou un placebo, pendant deux ans. Dans le groupe traité, on a noté une réduction significative de la détérioration selon un paramètre d’évaluation composé (score EDSS et évaluation de la fonction du bras), le bienfait maximal ayant été observé tôt au cours de l’étude.
Toutefois, l’effet de ce traitement n’a pas été significatif lors d’une analyse selon un paramètre d’évaluation classique tel que le score EDSS. L’effet sur l’activité de la maladie à l’IRM était également marginal. Cette faible dose de méthotrexate a été bien tolérée ; aucun patient n’a abandonné le traitement en raison d’effets secondaires. Le traitement prolongé par le méthotrexate peut causer une irritation des muqueuses, des symptômes gastro-intestinaux, une hépatotoxicité, une fibrose pulmonaire et une myélosuppression.
Selon le Comité, le méthotrexate n’a pas démontré son utilité dans le traitement de la SEP et devrait faire l’objet d’études additionnelles. Le traitement à faible dose semble être bien toléré.
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