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L’immunosuppression spécifique est une stratégie destinée à bloquer à l’échelon du complexe trimoléculaire les événements aboutissant à l’activation des lymphocytes T. Lorsque certains antigènes pertinents pour la maladie sont présentés par les cellules présentatrices d’antigène aux lymphocytes T exprimant le récepteur adéquat, ils déclenchent la production de lymphocytes pro-inflammatoires réactifs à la myéline. Cette stratégie peut être réalisée par l’administration de molécules (p. ex., des anticorps monoclonaux) qui inactivent la partie en cause du récepteur des lymphocytes T, par l’administration de peptides qui font concurrence aux antigènes pour la liaison au récepteur des lymphocytes T, ou par vaccination avec des lymphocytes T. Une telle intervention, bien qu’elle soit théoriquement très séduisante, n’est pas sans soulever des problèmes, le plus important étant le fait qu’on n’a pas encore trouvé de déviation immunitaire spécifique de la SEP. Le potentiel thérapeutique de cette stratégie est donc considéré avec beaucoup de scepticisme, en dépit du fait qu’elle ait fait preuve d’une grande efficacité dans l’EAE (modèle animal de la SEP). Même s’il était possible de repérer et de cibler une réaction immunitaire médiée par un type bien caractérisé de lymphocytes T, une telle thérapeutique ne serait guère faisable en raison de la diversification de la réaction immunitaire avec le temps (phénomène de la contagion épitopique).
(Opinion du Comité: voyez 'Traitements en voie d’élaboration' )
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