 |
La sclérose en plaques est fréquemment associée à la tristesse, à la démoralisation, à des baisses passagères de l'estime de soi-même, à des changements de l'image du corps et à la dépression clinique. Ces difficultés émotionnelles réduisent temporairement l'appétit et le plaisir sexuels. Plusieurs démarches permettent de s'y adapter et d'améliorer la sexualité : évaluation par un professionnel, éducation, traitement et apprentissage de stratégies d'adaptation (Foley et Werner, 2000). Les médicaments et la psychothérapie soulagent généralement la dépression clinique, ce qui rétablit l'appétit sexuel. Certains antidépresseurs, comme Prozac® et Zoloft®, peuvent toutefois entraîner la perte de la libido. Avant de commencer un traitement avec ces médicaments, il est important de consulter votre médecin au sujet des effets secondaires qu'ils peuvent avoir sur votre vie sexuelle.
Des changements temporaires de l'estime de soi-même sont fréquemment associés à la tristesse que les personnes atteintes d'une maladie chronique éprouvent en raison des pertes qu'elles subissent. Ce sentiment est normal et tend à se résorber et à se manifester de nouveau à mesure que le patient s'adapte à sa nouvelle identité. L'éducation sur la sclérose en plaques, ainsi que la comparaison de sa propre expérience avec celle d'autres malades, dans des groupes d'entraide ou de formation, peut également être bénéfique. Étudier de nouvelles options et parler de ses déconvenues peut s'avérer particulièrement difficile lorsque l'on doit de surcroît essayer de composer avec les autres changements amenés par la sclérose en plaques. Les groupes de personnes atteintes ou de couples, ainsi que l'aide psychosociale, peuvent faciliter le processus d'adaptation.
|